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29 juin 2008 7 29 /06 /juin /2008 16:04

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Cerbère


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29 juin 2008 7 29 /06 /juin /2008 16:01
Cerbère
Cerbère
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29 juin 2008 7 29 /06 /juin /2008 16:00
Cerbère
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29 juin 2008 7 29 /06 /juin /2008 15:56
Cerbère
Cerbère
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29 juin 2008 7 29 /06 /juin /2008 15:52
Cerbère
Cerbère
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29 juin 2008 7 29 /06 /juin /2008 15:44
Cerbère (catalan : Cervera de la Marenda)

Dernière commune de la Côte Vermeille avant l'Espagne, Cerbère (en catalan Cervera de la Marenda) a pour communes limitrophes : Banyuls-sur-Mer (France) et Port-Bou (Espagne).
L'occupation préhistorique des lieux ne fait aucun doute, vue la présence de plusieurs mégalithes sur le territoire de la commune : un menhir au pied du pic de Querroig (la Pera Dreta), et trois dolmens : au col de la Farella, au col des Portes et au lieu-dit la Coma Estepera.
Le lieu de Cerbère est mentionné dès le Ier siècle par le géographe Pomponius Mela, qui en fait la limite des Gaules : « Cervaria locus finis galliae »; ceci aura des incidences en 1659 pour fixer la frontière franco-espagnole. On le retrouve sous la forme Cervera en 1155. L'étymologie du mot n'a certainement rien à voir avec le chien Cerbère, gardien des Enfers dans la mythologie grecque, même si le Cap Cerbère peut apparaître comme un poste de défense à l'entrée de l'Espagne. En effet, de nombreuses autres localités portent le même nom, notamment en Catalogne, et leur situation géographique ne justifie en rien une telle étymologie.
On a souvent proposé un lieu fréquenté par les cerfs, hypothèse elle aussi peu plausible. Vu l'ancienneté du nom, il faut lui supposer une origine pré-latine, et le rattacher à la racine pré-indo-européenne kar, ker (rocher), suivie de la racine ibéro-basque -erri (lieu). Le nom de Cerbère désignerait donc un lieu rocheux, ce qui convient parfaitement au site, mais aussi aux autres localités portant des noms similaires. Même si la commune de Cerbère ne date que de 1889, son territoire est déjà délimité par un acte de 981, sous la forme d'un fief concédé par le roi Lothaire à son ami le duc Gausfred. On y retrouve les actuelles limites de son territoire : Perafita, le pic Joan et le pic de Querroig. Ce fief, que l'on peut appeler la vall de Cervera, possédait son château (la tour de Querroig en est le seul vestige) et son église, dédiée à saint Sauveur, construite au pied du pic de Querroig et mentionnée au XIVe siècle. C'est justement au XIVe siècle que l'on trouve quelques éléments permettant d'avoir une trop vague idée de l'histoire de Cerbère. Le lieu est rattaché à celui des Abeilles, pour former une seule seigneurie, dont Dominique Isern, de Rigarda, était propriétaire à la fin de l'Ancien Régime.
L'ensemble fait ensuite partie de la commune de Banyuls-sur-Mer, à laquelle il était en fait plus ou moins déjà rattaché depuis le Moyen Âge. C'est en 1864 que la destinée de Cerbère va changer : à cette date, un accord est signé entre l'Espagne et la France pour faire du col des Balistres un axe ferroviaire entre les deux pays, ce qui va entraîner la construction des deux gares frontalières de Port-Bou et de Cerbère. Le tunnel international des Balitres (de longueur de 606m en Espagne, 469m en France, double voie: une française et une espagnole)) est inauguré en 1878, le rail arrive à Cerbère en décembre 1877 en provenance de Port-Vendres (atteint par le rail en 1857), et le 20 janvier 1878 la liaison est faite avec Port-Bou. En juillet 1878 est signée une convention entre la compagnie espagnole des chemins de fer de Tarragone à Barcelone et France (TBF) et la compagnie française des chemins de fer du Midi. Le trafic devient tout de suite très important, et entraîne un rapide accroissement de la population. Les installations ferroviaires prennent des dimensions considérables, d'autant que la différence d'écartement entre les rails français (1,44m) et les rails espagnols (1,67m) nécessite des transbordements de marchandises d'un convoi à l'autre (puis simplement à partir de 1952 des changements d'essieux).
L'afflux de population entraîne tout naturellement la création de la commune de Cerbère (1889), qui possède 1428 habitants dès le recensement de 1891. Par la suite, la population n'a cessé de croître jusqu'en 1962, où est atteint le record de 2438 habitants. La courbe s'est inversée à partir de cette date pour diverses raisons : mécanisation des tâches ferroviaires (notamment le changement d'essieux), concurrence des transports routiers, suppression des barrières douanières. Cependant, le rôle économique de Cerbère est loin d'être négligeable : en 1998, la gare a traité un total de 2 500 000 tonnes de marchandises. Dans le cadre du fret, 350 à 700 wagons sont traités quotidiennement, soit en technique de changement d'essieux (13 trains par jour), soit en technique combinée (10 trains par jour). Pour les voyageurs, le nombre de trains desservant la gare varie de 18 à 47 par jour selon les périodes (chiffres recueillis sur le site web du conseil général). À l'année, ce sont 15 000 trains qui transitent par la gare SNCF de Cerbère.


Site officiel : http://www.cerbere-village.com/
Lien Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Cerb%C3%A8re_(Pyr%C3%A9n%C3%A9es-Orientales)
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